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Râteau à cheval - PUZENAT - Lion-Moderne

Le râteau « Lion-Moderne » est un râteau à cheval automatique breveté S. G. D. G., construit par Puzenat à Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire). Il figure au catalogue général de 1912-1913 et à celui de 1921-1922. Il partage l'essentiel de sa construction avec le « Lion-Supérieur » — même châssis, mêmes roues, même nomenclature de rechanges — et s'en distingue par un seul organe : une pédale à bec d'accrochage, que le constructeur dit « extra-douce » (Puzenat, 1912 ; Puzenat, 1921).

C'est sur cette pédale que porte l'argument propre du modèle : « le seul système de pédale accrochant réellement les dents en position haute » (Puzenat, 1921) — argument commercial, cité comme tel. Toutes les données de la présente fiche sont des données de catalogue, annoncées par le constructeur et non vérifiées sur des exemplaires conservés.

Description

Gravure : râteau à cheval vu de face, deux grandes roues métalliques à rais encadrant une rangée de longues dents courbes ; au centre, un siège suspendu au-dessus de la barre porte-dents marquée Émile Puzenat et Fils
Le râteau « Lion-Moderne », figure 10 du catalogue général de 1912-1913 ; gravure signée V. Dutertre.
Source : Cnum — Conservatoire numérique des Arts et Métiers, cote CNAM-BIB B 15177 — domaine public ; réutilisation non commerciale libre avec mention de la source

Le bâti porte une rangée de dents en acier fixées par des menottes sur une barre transversale, entre deux roues porteuses en acier renforcées, à seize rais croisés, à large contre-buttée et à bandage strié, dont les moyeux allongés sont donnés pour empêcher le ballottage en marche. Les roues mesurent 1,40 m au modèle fort et 1,38 m au modèle léger ; le modèle fort pouvait aussi recevoir, en 1912, des roues de 1,50 m. Un amortisseur dit « Rationnel », breveté, à énergie réglable, retient les dents à leur retombée. Le poste de conduite comprend un siège à ressort et un repose-pieds large en tôle striée, que le catalogue présente comme un dispositif de sécurité pour le conducteur (Puzenat, 1912 ; Puzenat, 1921).

L'organe distinctif est la pédale à bec d'accrochage, dont la nomenclature des rechanges donne deux états successifs — ancienne et nouvelle — ainsi qu'un ressort de levier propre à la marque. Le reste des organes est celui du « Lion-Supérieur » : chiens et bascules d'arrêt automatique, bielle, équerres de châssis, buttées de roue, supports des bras. La décharge et l'accrochage sont automatiques (Puzenat, 1912).

La masse de l'instrument n'est publiée dans aucun des deux catalogues consultés, non plus que l'effort de traction. La traction est exclusivement animale : un cheval en limonières, ou attelage au timon.

Modèles et dimensions

Le « Lion-Moderne » existe en modèle fort et en modèle léger. Le catalogue de 1912-1913 ne lui consacre pas de tableau propre : il renvoie au tableau de la page 6, commun aux râteaux « Lion-Supérieur », « Lion-Moderne » et « S. P. », dont il partage donc la gamme. Trois séries d'espacement des dents y couvrent de 20 à 34 dents. L'instrument est livré avec timon ou limonières ; se commandent en supplément le modèle extra-fort, les roues de 1,50 m du modèle fort, le timon et les limonières ensemble, la barre flexible et le nouvel amortisseur rationnel à énergie réglable. Le modèle léger ne se fait qu'avec roues de 1,38 m (Puzenat, 1912).

Dimensions, catalogue 1912-1913
SérieDentsLargeur de travail entre roues
Courante, dents espacées de 65 mm201,80 m
Courante, dents espacées de 65 mm221,95 m
Courante, dents espacées de 65 mm242,10 m
Courante, dents espacées de 65 mm262,25 m
Courante, dents espacées de 65 mm282,40 m
Courante, dents espacées de 65 mm302,55 m
Courante, dents espacées de 65 mm322,70 m
Dents serrées, espacées de 45 mm201,47 m
Dents serrées, espacées de 45 mm221,58 m
Dents serrées, espacées de 45 mm241,69 m
Dents serrées, espacées de 45 mm261,80 m
Dents serrées, espacées de 45 mm281,91 m
Dents serrées, espacées de 45 mm302,02 m
Dents serrées, espacées de 45 mm322,15 m
Dents serrées, espacées de 45 mm342,25 m
Dents demi-serrées, espacées de 60 mm201,65 m
Dents demi-serrées, espacées de 60 mm221,80 m
Dents demi-serrées, espacées de 60 mm241,95 m
Dents demi-serrées, espacées de 60 mm262,10 m
Dents demi-serrées, espacées de 60 mm282,25 m
Dents demi-serrées, espacées de 60 mm302,40 m
Dents demi-serrées, espacées de 60 mm322,55 m
Dents demi-serrées, espacées de 60 mm342,70 m

En 1921-1922, le « Lion-Moderne » reçoit son propre tableau, et la gamme s'est fortement réduite : une seule série, courante, de 20 à 28 dents. L'instrument s'entend toujours avec timon ou limonières ; le timon et les limonières ensemble, des limonières se transformant en timon et la barre flexible se commandent en supplément. Sauf ordre contraire, les râteaux sont livrés avec limonières pour un cheval (Puzenat, 1921).

Dimensions, catalogue 1921-1922
SérieDentsLargeur de travail entre rouesModèles disponibles
Courante, dents espacées de 65 mm201,80 mléger
Courante, dents espacées de 65 mm221,95 mléger
Courante, dents espacées de 65 mm242,10 mfort et léger
Courante, dents espacées de 65 mm262,25 mfort et léger
Courante, dents espacées de 65 mm282,40 mfort et léger

Conditions d'emploi

L'instrument est conçu pour un cheval en limonières ; le catalogue ne publie ni force de traction ni gabarit d'animal. Il est, avec le « Lion-Supérieur », l'un des deux seuls râteaux de la gamme à recevoir la barre flexible à ressorts dans les deux millésimes — accessoire qui empêche les dents de se soulever en travail, permet de former des andains plus gros et de râteler les fourrages fraîchement coupés ou humides (Puzenat, 1912).

Le catalogue de 1912-1913 réserve cette barre aux « Lion-Supérieur », « Lion-Moderne » et « Tigre », à l'exclusion des « Monopole », « Prairial » et « S. P. » ; celui de 1921-1922 la réserve aux seuls « Lion-Supérieur » et « Lion-Moderne », à l'exclusion des « Monopole », « Prairial » et « Phénix » (Puzenat, 1921).

Organes et nomenclature

Planche gravée des pièces de rechange du modèle fort : équerres de châssis, chiens, ressorts d'amortisseur, bascule à talon et à came, supports de bras, pédales indépendantes et clé, chaque organe portant son repère
La planche des pièces de rechange du modèle fort, commune au « Lion-Moderne » et au « Lion-Supérieur », figure 3 du catalogue général de 1912-1913 : chaque organe y porte le repère qui le désigne dans la nomenclature ci-dessous.
Source : Cnum — Conservatoire numérique des Arts et Métiers, cote CNAM-BIB B 15177 — domaine public ; réutilisation non commerciale libre avec mention de la source

Le catalogue de 1912-1913 ne publie pas de planche propre au « Lion-Moderne » : il renvoie aux diagrammes du « Lion-Supérieur », modèle fort et modèle léger, pages 7 et 8, dont la nomenclature est commune aux deux marques et reproduite dans l'article consacré à ce dernier. Seules quelques pièces sont propres au « Lion-Moderne » : elles tiennent toutes à sa pédale. Elles sont reproduites ci-dessous (Puzenat, 1912).

Pièces spéciales aux râteaux « Lion-Moderne » (catalogue 1912-1913
N°DésignationModèle
ME1Pédale à bec d'accrochage anciennefort
ME2Pédale à bec d'accrochage nouvellefort
RLRessort du levierfort
ME2Pédale à bec d'accrochageléger
RLRessort du levierléger

Histoire technique

Le « Lion-Moderne » est l'une des six marques de râteaux à cheval du catalogue général n° 19 de 1912-1913. Comme elles, il peut être commandé en modèle extra-fort, série renforcée créée en 1912 pour les récoltes très denses, proposée en supplément (Puzenat, 1912).

Dix ans plus tard, l'instrument est toujours au catalogue, sous la marque « C. Puzenat » adoptée après la mort du fondateur : mêmes organes, gravure renouvelée, gamme réduite à la seule série courante. Il y occupe la place immédiatement voisine du « Lion-Supérieur », dont il reste la variante à pédale à bec d'accrochage (Puzenat, 1921). Les catalogues consultés ne permettent pas de dater la fin de sa production.

Limites

Tout ce qui précède provient de la documentation du constructeur, qui prévient elle-même que « les débits, poids et dimensions ne sont donnés qu'approximativement » et que les gravures ne sont pas toujours la reproduction exacte des machines construites (Puzenat, 1921). Aucune source indépendante décrivant un « Lion-Moderne » conservé ou en service n'a été identifiée ; masse, effort de traction et gabarit d'animal restent non publiés.

Le catalogue ne décrit nulle part le mécanisme du bec d'accrochage, qui est pourtant le seul organe distinguant l'instrument du « Lion-Supérieur » : l'argument est affirmé, non expliqué. Aucune notice de conduite propre au « Lion-Moderne » n'est publiée.

Voir aussi

Sources

  1. Émile Puzenat & Fils, Catalogue général de la manufacture centrale de machines et instruments agricoles. Usines Saint-Denis. Bourbon-Lancy (Saône-&-Loire). N° 19, Nancy, Berger-Levrault, [1912], p. 5 à 8 et 13, cote CNAM-BIB B 15177, numérisé par le Cnum. Consulté le 18 août 2026.
  2. C. Puzenat, Extrait du catalogue général 1921-1922, N° 21, Bourbon-Lancy, [1921], p. 5 et 8, numérisation (2014) diffusée par le site tracteurs-someca.fr, http://www.tracteurs-someca.fr/ (site servi en HTTP seulement, non lié ici). Consultée le 18 août 2026.

Liens externes