Encyclopédie des technologies pour l'agroécologie

Cultivateur - PUZENAT - Zorès

Le cultivateur à dents flexibles « Zorès » est un instrument de travail du sol à bâti métallique porté sur roues, construit par Puzenat à Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire). Le catalogue général de 1921-1922 le présente comme « Nouveau Cultivateur à dents flexibles » et le décline en quatre tailles, de 1,00 m à 1,60 m de largeur de travail, portant de sept à onze dents montées sur quatre traverses et attelées d'un à deux forts chevaux (Puzenat, 1921).

Il partage ses dents, ses socs et ses trois types d'avant-train avec le cultivateur « Grip », dont il se distingue par un bâti « extra-rigide en acier profil U » et par des roues « ne débordant pas sur la largeur du travail ». L'instrument est absent du catalogue général de 1912-1913 consulté. Toutes les données de la présente fiche sont des données de catalogue, annoncées par le constructeur et non vérifiées sur des exemplaires conservés.

Description

Gravure : cultivateur vu de côté, châssis en poutre portant quatre traverses garnies de dents recourbées, deux leviers à secteur denté inclinés vers l'arrière, montant vertical et crochet d'attelage à l'avant, une petite roue à rais à l'avant et deux grandes roues à rais sous le bâti
Le cultivateur « Zorès », figure 46 du catalogue général de 1921-1922 ; gravure signée V. Dutertre.
Source : C. Puzenat, Extrait du catalogue général 1921-1922, numérisation diffusée par le site tracteurs-someca.fr — domaine public

Le bâti est formé d'acier à profil en U, que le catalogue qualifie d'« extra-rigide ». Les dents ne sont pas alignées sur une seule barre mais réparties sur quatre traverses successives, ce qui échelonne leur passage dans le sol. Les roues sont disposées de façon à ne pas déborder sur la largeur du travail : c'est l'argument que le catalogue met en tête de sa notice, avec la rigidité du bâti (Puzenat, 1921).

Les dents et les socs sont ceux du cultivateur « Grip », auquel le catalogue renvoie par sa figure 29. Deux garnitures sont proposées : dents plates, montées d'origine, ou dents étranglées. Le relevage se commande par un levier placé au milieu du bâti, ou par deux leviers qui ajoutent sept kilogrammes. Un siège et un frein à patins sur les roues arrière sont proposés en supplément. L'attelage est exclusivement animal ; l'effort de traction n'est pas publié.

Avant-trains

Trois avant-trains sont offerts au choix, les mêmes que pour le cultivateur « Grip » et pour le régénérateur de prairies « Grip » présenté sur la même page : à deux roues et vis (figure 42 du catalogue), à une roue et vis (figure 42 bis) ou à une roue sans vis (figure 43). Le catalogue publie un poids distinct pour chacun.

Le choix se répercute sur toute la fiche : l'avant-train à deux roues et vis est le plus lourd, celui à une roue sans vis le plus léger, l'écart atteignant 15 kg sur la plus grande taille. Le constructeur exige que « chaque commande doit indiquer le numéro, le nombre de leviers et le type d'avant-train » ; à défaut, l'instrument est livré « avec dents plates et levier au milieu ».

Modèles et dimensions

Quatre numéros couvrent la gamme, le nombre de dents et la force d'attelage croissant avec la largeur de travail. Les poids ci-dessous s'entendent pour un instrument monté avec dents plates et un levier au milieu (Puzenat, 1921).

Dimensions, catalogue 1921-1922
N°Force d'attelageLargeur de travailDents
S. V. 71 cheval1,00 m7
S. V. 7 bis1 fort cheval1,20 m7
S. V. 92 chevaux1,35 m9
S. V. 112 forts chevaux1,60 m11
Poids selon l'avant-train, catalogue 1921-1922
N°Poids, avant-train à 2 roues et visPoids, avant-train à 1 roue et visPoids, avant-train à 1 roue sans vis
S. V. 7134 kg124 kg120 kg
S. V. 7 bis140 kg130 kg125 kg
S. V. 9153 kg143 kg138 kg
S. V. 11177 kg167 kg162 kg

À largeur comparable, le « Zorès » reste au-dessous du cultivateur « Vulcain » du même catalogue, qui travaille 2 m et pèse 200 kg.

Limites

Tout ce qui précède provient de la documentation du constructeur, qui prévient elle-même que « les débits, poids et dimensions ne sont donnés qu'approximativement » et que les gravures ne sont pas toujours la reproduction exacte des machines construites (Puzenat, 1921). Le catalogue ne dit ni la profondeur de travail, ni le débit, ni ce qui distingue une dent plate d'une dent étranglée, ni d'où vient le nom du modèle.

Aucune source indépendante décrivant un exemplaire conservé ou en service n'a été identifiée. Le catalogue ne publie pas de nomenclature de pièces de rechange propre à cet instrument.

Voir aussi

Sources

  1. C. Puzenat, Extrait du catalogue général 1921-1922, N° 21, Bourbon-Lancy, [1921], p. 23, numérisation (2014) diffusée par le site tracteurs-someca.fr, http://www.tracteurs-someca.fr/ (site servi en HTTP seulement, non lié ici). Consultée le 18 août 2026.